Voyager proprement à la prochaine occasion

Le voyage permet de pousser ses limites en nous confrontant à l’inconnu, à ouvrir l’esprit à la nouveauté ou à l’éventuel choc culturel. Voyager n’est pas antinomique de la pratique zéro déchet et il existe ainsi mille et une façons de voyage proprement. Dans ce cas, nous pouvons nous demander quels seront les gestes éco-responsables que nous sommes prêt à adopter lorsque l’on voyage ou durant ses vacances ?

LA FRANCE REGORGE DE DESTINATIONS INTÉRESSANTES

Le choix de la destination est primordial dans la préparation de son voyage, plus la distance à parcourir est longue, plus notre empreinte carbone sera lourde. Limiter le temps de trajet en choisissant une destination proche est déjà une décision responsable car il permet une diminution de l’émission de gaz à effet de serre.

L’avantage d’un pays comme la France : c’est sa diversité de paysages, de spécialités culinaires et de terroirs. En peu de temps, nous pouvons nous retrouver à la campagne, à la mer ou à la montagne sans avoir besoin de prendre l’avion. De Paris, avec la voiture, 5h suffisent pour se rendre en Alsace et il faut moins de 3h pour rejoindre Caen ou Le Havre. Si l’on est amoureux de la campagne, il suffit de 2-3h en moyenne pour passer de la capitale au dépaysement que peut offrir les départements autours.

Privilégier la France afin de redécouvrir son patrimoine et son histoire peut être très dépaysant et intéressant notamment avec la visite de caves et de vignobles ou de châteaux mais aussi de randonnées en nature que peuvent offrir certaines régions comme les Pyrénées, ou les Alpes. Il est possible de se rendre dans des régions pour leurs spécialités culinaires que sont : le jambon de Bayonne, le piment d’Espelette, la fondue bourguignonne, la fondue savoyarde, les crêpes et les galettes bretonne, le champagne etc…

PRIVILÉGIEZ UN MODE DE LOCOMOTION PLUS “PROPRE”

Un aller-retour entre Paris et New-York produit en moyenne 1 tonne de CO2 ce qui correspond approximativement aux émissions d’une personne souhaitant se chauffer pendant un an. Parmi les émissions de CO2, celles liées à l’aviation sont devenu 70% plus importante en 20 ans.

Jos Dings, Directeur de la fédération Transport et Environnement, a déclaré au média BRUT que l’aviation et l’environnement étaient incompatibles. Si en 2016, 191 pays se sont engagés à limiter la hausse des émissions avec des mesures comprenant l’optimisation des trajets et l’utilisation de biocarburant, la meilleure solution reste encore d’éviter l’avion car ces propositions sont écologiquement encore insuffisantes.

En comparaison avec l’avion, sur quelques centaines de kilomètres, le bus pollue 5 à 10 fois moins tandis que le train pollue 10 à 50 fois moins. D’ailleurs d’après l’ADEME, le train est largement le moyen de transport le moins polluant avec 13g de CO2 par kilomètre. A titre de comparaison encore, les émissions de CO2 de la voiture électrique sont estimées à 22g par kilomètre.

Le choix du covoiturage avec des applications comme blablacar ou Laroueverte peuvent être intéressantes. En réduisant le nombre de voitures et en voyageant à plusieurs, les émissions de CO2 et les dépenses sont divisées.

DES LOGEMENTS ÉCORESPONSABLES POUR LES VACANCIERS

La réflexion du logement devrait être prise au sérieux. En France ou à l’étranger, il est intéressant de profiter de vacances chez l’habitant grâce à des plateformes comme ecovoyageur.com. C’est une expérience humaine de partage culturel, économique et enrichissante basée sur les échanges. Cela permet d’effectuer de nouvelles rencontres et de découvrir de nouveaux modes de vie.

Des plateformes comme vaovert ou voy’agir proposent des gites écologiques. Contrairement à une location classique, on y trouve par exemple un système de compostage pour les déchets alimentaires évitant ainsi le gâchis, un minuteur pour la douche afin d’économiser l’eau ou encore du savon uniquement sous forme solide pour lutter contre les emballages plastiques. Cela peut être une découverte de nouveaux écogestes applicables dans la vie de tous les jours.

En se renseignant à l’avance sur les hôtels, on peut connaître les dispositions écologiques prises ou non par l’établissement. Il est par exemple courant aujourd’hui que les hôtels ne lavent les serviettes de bain uniquement sur demande et non automatiquement comme cela pouvait être coutume avant.

L’exemple de la chaîne d’hôtels Eklo est qu’elle se veut respectueuse de l’environnement en cherchant par le moyen d’associations avec différents acteurs réduire son impact environnemental. Eklo est partenaire de too good too go avec 100 paniers de nourriture sauver en moins de 6 mois. La chaîne s’est également associé à une entreprise bordelaise du nom d’Akebia pour cultiver, cueillir et cuisiner ses propres légumes dans un potager urbain. Un partenariat avec BeeCity à Lille a permis à Eklo de s’engager pour la biodiversité et la chaîne vend actuellement son propre miel dans ses hôtels.

LES INDISPENSABLES D’UNE VALISE ÉCORESPONSABLE

La préparation de la valise est une étape importante du voyage. Se surcharger de produits que l’on n’utilisera pas c’est d’une part s’encombrer et d’autres part produire inutilement des déchets. Compléter la trousse de toilette avec des cosmétiques solides limitera les déchets. Il existe des dentifrices solides qui évitent de perdre la moitié du produit dans les coins du tube classique et qui peut être présenté dans des contenus plus écoresponsable en bois ou en verre. Pour les mêmes raisons, on peut choisir d’utiliser un savon et un shampoing solide.

Pour les fumeurs, un cendrier de poche pourrait être utile afin de ne pas laisser tomber la cendre et les mégots en pleine nature. 137.000 mégots de cigarettes sont jetés chaque seconde dans le monde. Or un mégot pollue en moyenne 500 litres d’eau avec des substances toxiques (acétate de cellulose, goudron, radium, ammoniac etc…) et met environ 12 ans à se décomposer dans la nature. C’est d’ailleurs un des principaux déchets que l’on retrouve dans l’océan.

L’utilisation d’une gourde permet de la remplir à volonté, aux robinets où à une source, lorsque celle-ci est potable, sans générer d’ordure plastique. A raison d’au moins 1,5L d’eau par jour et par personne, cela correspond, sur 2 semaines, à 56 bouteilles plastiques économisées par famille de 4.

Si des vêtements doivent être achetés pour les vacances, il est écologiquement et économiquement intéressant de se tourner vers des vêtements d’occasions provenant de friperies ou de sites de revente comme vinted- le bon coin ou les ressourceries de quartier telle Emmaus.

LE QUOTIDIEN D’UN SÉJOUR ÉCORESPONSABLE

Certaines activités au cœur de la nature comme la randonnée, le vélo, le canyoning, le parapente ou l’escalade seront préférables et à privilégier au jet-ski, aux piscines chauffées, aux parcs d’attractions ou aux quads car elles ne nécessitent ni électricité, ni moteur. Ces activités ne dégagent donc aucune émission de gaz à effet de serre et ne sont pas issus de matières premières polluantes. De plus ces activités permettent de se reconnecter avec la nature, de connaître et découvrir sa richesse, d’expérimenter de nouvelles activités, de travailler son cardio ou encore de réaliser de magnifiques photographies. Le quad est plus susceptible de malheureusement dégrader les chemins de terres ou de végétations. Opter pour la marche à pied plutôt que la voiture sont des actions du quotidien que l’on peut appliquer facilement en voyage.

La consommation de plastique ou de produits à usages uniques est à limité au maximum : Il est tentant de relâcher prise pendant les vacances mais très dommageable de mettre en échec les actions menées dans sa vie quotidienne. Pour cela des boites bento, des couverts de chez soi, des gourdes, des pailles métalliques ou en bambous peuvent être utiles et à emporter dans son sac à dos.

Limiter au maximum l’utilisation de la climatisation des chambres est une manière de lutter contre le réchauffement climatique tandis que consommer local permet de participer à l’économie locale et d’aider les petits commerçants et restaurateurs, de s’ouvrir aux spécialités culinaires mais aussi d’éviter des produits manufacturés et/ou emballés.

Cette liste ouvre à la réflexion sur la participation de chacun à la préservation de l’environnement puisque même en vacances les écogestes doivent perdurer. Il est important de réfléchir en amont du départ aux détails du voyage afin de ne pas empiéter sur la santé de notre planète. Pour plus d’informations concernant les écogestes, rendez-vous sur la page http://ahtarame.org/category/actualites/astuce/.

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